Preview/Review

Civilization : Beyond Earth

par 30 octobre 2014
Fiche Technique

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Genre

Stratégie

Développeur

Firaxis

Éditeur

2K Games

Date de sortie

24 octobre 2014

Version

Commerciale

Points Positifs
  • On change totalement d'univers et d'environnement
  • Apparition des quêtes
  • Les combats tactiques toujours efficaces
  • L'interface plutôt claire
  • L'espionnage apporte plus de richesse au jeu
  • Les affinités et les valeurs vite indispensables
Points Négatifs
  • Temps de chargement longs en fin de partie
  • IA étrange, système de diplomatie à revoir
  • On ne s'attache pas aux cultures inventées
  • Pas vraiment d'évolution graphique
  • Arbre des technologiques anarchique
  • Problèmes/bugs graphiques et de résolution
Score
Note de la rédaction
Note des joueurs
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Gameplay
7.5
7.3
Graphismes
7.5
7.4
Durée de vie
8.0
7.3
Avis du Rédacteur

Beyond Earth est une bonne suite à la célèbre série Civilization. On apprécie le changement radical d'univers, mais on regrette qu'il conserve les défauts de ses aînés.

7.5
Note de la rédaction
7.3
Note des joueurs
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Nous sommes dans les années 2600, il est finalement trop tard pour pouvoir échapper à la destinée de notre chère et tendre planète. Et oui, à force de l’avoir malmené l’humanité est forcée de quitter la Terre afin de découvrir un monde meilleur et de massacrer une seconde planète d’un autre système solaire. Aaaah pessimisme quand tu nous tiens. La fameuse série Civilization est de retour mais cette fois-ci vous devrez gérer votre patrie sur une autre planète et dans un mode bien plus futuriste que lors des précédents opus. C’est un changement radical, certains apprécieront que Firaxis décide de casser un peu la routine afin de donner un second souffle à la licence, d’autres verseront quelques larmes car ils ne retrouveront pas leurs bonnes vieilles civilisations et l’évolution des années 4000 avant J-C. à aujourd’hui. Mais voici la simple question que l’on va se poser aujourd’hui : ce Civilization Beyond Earth vaut-il le coup ?

Dommage qu'on ne puisse toujours pas renommer nos villes.

Dommage qu’on ne puisse toujours pas renommer nos villes.

Pas si perdus que ça…

Dans un premier temps, il vous faudra paramétrer votre partie et on s’aperçoit avec plaisir que les options et possibilités sont plus nombreuses qu’auparavant. Malgré qu’il y ait moins de civilisations jouables, vous pourrez prendre des avantages dès le début comme “découvrir toutes les cotes maritimes” afin d’avoir une idée de la map sur laquelle vous vous trouverez sans avoir besoin de tout explorer, et il y a encore plein d’autres bonus possibles. Si vous avez une idée bien précise de l’orientation que vous souhaitez prendre (puissance, prospérité, savoir ou industrie) vous pouvez déjà vous y penchez avant même de commencer votre partie. Vous devrez également choisir le type de carte (par exemple “continents” ou “archipels”) ainsi que la taille de celle-ci, et en même temps le nombre d’ennemis ou d’alliés avec qui vous devrez cohabiter, au moins pendant un certain temps. Une fois tout cela réglé, c’est parti pour l’aventure !

Excepté le fait d’arriver au sol par vaisseau, on remarque lors de nos premiers pas qu’il n’y a pas tellement de différences par rapport à la Terre et Civilization V même si assez vite vous ferez la rencontre des petits hommes verts. Blague à part, il existe effectivement des aliens sur votre nouvelle planète d’accueil, bah oui sinon c’est pas drôle. Il y en a des petits, des plus gros, des volants, des marins, des sous-terrains, de quoi faire vraiment peur… Malheureusement, sur les maps avec peu d’eau (donc peu d’îles) leur importance devient vraiment limitée dès qu’on arrive vers la centaine de tours, et c’est bien dommage. Les miasmes, sortes de nuages toxiques, sont de véritables ennemis au début puis leur intérêt diminue encore plus vite que celui des aliens. L’intention des développeurs de nous changer de registre est louable, mais on peut se demander pourquoi ces créatures extra-terrestres ont aussi peu d’impact finalement, à l’image des barbares dans les précédents Civilization. A souligner que ces vilaines bêtes pourront quand même se rendre utile en fonction des affinités que vous choisirez lors de votre partie, mais je reviendrai plus bas à cet aspect du jeu.

Les quêtes, une nouveauté bien agréable

Les quêtes, une nouveauté bien agréable.

Quoi de neuf docteur ?

Il y a cependant eu du progrès au niveau des explorateurs. Ceux-ci ont comme d’habitude pour objectif de découvrir des ruines et d’y récolter des ressources aidant nos villes à se développer plus rapidement. Mais dans Beyond Earth les aliens et les miasmes dicteront votre parcours et il faudra que vous soyez très attentif pour ne pas perdre vos Indiana Jones des temps futurs. Ils garderont également en intérêt plus tard dans la partie car certaines ruines sont particulières et liées à des quêtes.

Une grande nouveauté de ce Civilization d’ailleurs; assez régulièrement vous aurez des choix à faire qui participeront à diriger votre politique vers l’harmonie (s’adapter au nouvel environnement), la pureté (reformer la Terre originelle) ou la suprématie (dominer le monde). Ces trois orientations se nomment les affinités, elles auront une influence énorme pendant votre progression car elles modifieront vos unités militaires et les autres civilisations présentes sur la planète pourront vous soutenir si elles pensent comme vous qu’il est mieux de s’adapter à la nouvelle planète jusqu’à perdre ce qui faisait des vous des humains, tandis que d’autres vous dénonceront publiquement et iront jusqu’à vous déclarer la guerre car ils ne pourront pas tolérer un tel choix. Les religions ne sont plus présentes dans cet opus ce qui est assez logique d’ailleurs, mais les affinités sont vraiment intéressantes et on n’imagine mal aujourd’hui un Beyond Earth sans cet aspect du jeu. Ce sont les points d’affinité que vous gagnerez en faisant des recherches et en terminant des quêtes qui serviront à améliorer vos unités militaires.

Ça pique les yeux quand même.

Ça pique les yeux quand même.

Pas simplement un Civilization “alienisé”

Adios également les doctrines, bonjour aux valeurs. Celles-ci accordent des bonus et sont souvent liées à votre affinité (militaire pour la suprématie, prospérité pour la pureté par exemple). Ce qu’on peut par contre regretter, c’est que le joueur est forcé à choisir une seule orientation, partir dans tous les sens n’est pas vraiment viable et vous aurez du mal à atteindre l’une des victoires. Autre nouveauté : l’espionnage, vous pourrez envoyer des espions dans les cités ennemis ou alliés afin de leur voler de l’énergie ou des recherches par exemple, et vous aurez la possibilité d’y aller jusqu’à provoquer un coup d’état afin de prendre à votre compte leurs villes, oui carrément. Mais attention tout cela n’est pas sans risque, vos espions peuvent être tués et vous pourrez être dénoncé publiquement si vous espionnez les mauvaises personnes. Pour lutter contre les espions ennemis (sachant que mêmes vos alliés peuvent vous faire des coups dans le dos), vous pourrez placer vos agents en contre-espionnage en fonction de l’indice d’intrigue élevé ou non de chaque ville, attention surtout à bien garder le contrôle de votre capitale !

Beyond Earth signe également le retour des routes commerciales, qui permettent d’améliorer la prospérité des villes et les relations diplomatiques entre elles. Cette fois-ci Firaxis a décidé à notre grand plaisir de les inclure dès le jeu de base plutôt que d’attendre une quelconque extension. On note aussi l’apparition de la vue orbitale qui sert à envoyer des satellites (souvent offensifs), repousser les miasmes ou même à améliorer les productions avec des créateurs de micro-climat. Si vous souhaitez faire une partie en difficulté élevée, ne négligez surtout pas cette nouvelle “couche” car comme les affinités elle se rend très vite indispensable au gameplay.

La diplomatie est souvent incohérente...

La diplomatie est souvent incohérente…

Des défauts toujours présents…

Outre les problèmes actuels au niveau des options graphiques qui seront vite corrigés on l’espère, à notre grand regret ce Civilization : Beyond Earth conserve de nombreux défauts. En tête de liste la diplomatie, les dialogues avec les autres chefs seront souvent prises de tête. Impossible de ne pas vous faire arnaquer lors des échanges si vous n’archi-dominez pas la partie, et c’est souvent bien frustrant. Si vous êtes en retard en termes d’évolution il ne sera pas rare que deux ou trois autres civilisations vous déclarent la guerre d’un coup et vous aurez beau vous faire des alliés, ils finiront par faire la paix et à vous laisser seul… Et je ne parle pas des chefs qui s’énervent car vous leur avez tué un agent qui espionnait votre ville, puis si vous répondez “Je ne pardonnerai pas cet affront” ils s’excusent et promettent de ne plus recommencer, pas très logique n’est-ce pas ?

On est aussi déçu qu’en fin de partie les temps de chargements à chaque tour soient toujours aussi longs, de quoi péter les plombs et en avoir marre avant la fin de la partie sur une map de grande taille. On passe plus de temps à attendre qu’à jouer au final et cela gâche le plaisir de jouer, surtout que les débuts de partie sont souvent redondants et pas très intéressants. Les joueurs fans de la série auront aussi beaucoup de mal à adhérer aux civilisations créées pour l’occasion comme “Franco-Ibère” ou “Protectorat kavithien”, car au final les joueurs ont toujours accordé une grande importance à l’aspect historique dans les précédents Civilization.

C'est plutôt joli de loin non ?

C’est plutôt joli de loin non ?

Conclusion

Au final, Civilization : Beyond Earth est un bon jeu de stratégie qui plaira aux nouveaux car il est très accessible, tandis que les anciens ne seront pas non plus déboussolés. Mais ceux-ci pourront retrouver dans ce nouvel opus trop d’aspects semblables aux derniers jeux de la licence et des défauts comme la diplomatie à l’ouest ou les temps de chargements bien trop longs en fin de partie. On apprécie par contre le fait de changer d’environnement, les nouveautés comme les affinités, les aliens, les valeurs et le retour de l’espionnage. Pas de quoi renouveler complètement le gameplay mais suffisamment pour y passer de bonnes dizaines d’heures !

À propos du rédacteur
Neftys

Rédacteur à la retraite

Processeur : Intel Core i5-4670K
Carte Mère : MSI Z87-G45 GAMING
Carte Graphique : Nvidia GeForce GTX 770
RAM : 2×4 Go