Preview/Review

Sacred 3

par 5 août 2014
Fiche Technique

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Version numérique (Instant-Gaming) Version boîte (Amazon)

Genre

RPG, Action

Développeur

Keen Games

Éditeur

Deep Silver

Date de sortie

31 juillet 2014

Version

Commerciale

Points Positifs
  • Des graphismes dans l'ensemble corrects
  • Peu de bugs constatés
Points Négatifs
  • Peu voir pas de contenu
  • Une durée de vie risible pour un jeu du genre
  • Un intérêt très limité, même discutable
  • Trahison de sa lignée
Score
Note de la rédaction
Note des joueurs
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Gameplay
6.0
6.0
Graphismes
7.0
7.0
Durée de vie
5.0
5.0
Avis du Rédacteur

Un jeu très décevant, qui n'est en rien le digne successeur de sa lignée mais plutôt une sorte de farces et attrapes.

5.0
Note de la rédaction
6.0
Note des joueurs
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INTRODUCTION :

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Le moins que l’on puisse dire, c’est que Sacred 3 était un titre très attendu, surtout par les fans de la série. Depuis sa sortie, on aura lu beaucoup de critiques différentes le concernant. Alors on va essayer à notre tour d’y voir plus clair concernant ce jeu. Pour ceux n’ayant pas connu ou joué aux précédents opus, Sacred 3 est un jeu de type hack & slash. Simplement, il s’agit de déambuler tout en réduisant en charpies toutes les créatures humaines ou non qui croisent votre chemin. Ce faisant, votre personnage progressera au fur et à mesure de son avancée. Ensuite, de nouveaux niveaux de difficulté sont sensés se débloquer, impliquant de nouveaux monstres plus puissants, de nouveaux équipements eux aussi plus puissants, bref. Vous l’aurez compris, en général ce n’est pas vraiment un jeu duquel on va attendre une grosse conception en terme de scénario ou de finesse artistique. Allons passer ce nouveau jeu au scapel, ou à la hache, selon vos goûts!

 

SUR L’HISTOIRE :

 

Côté histoire, pas grand chose de bien exceptionnel. Un grand vilain méchant qui attaque le gentil royaume, vous êtes un héros et vous2014-08-02_00001 devez sauver tout ce petit monde tout en flanquant une fessée au tyran. Au fur et à mesure de l’histoire, vous rencontrerez des sous-fifres de cette vile engeance que vous devrez battre pour avancer. Vous en conviendrez, rien de vraiment spécial de ce côté là.

Du côté des choix de personnage, vous pourrez incarner les classes plutôt classiques dans les jeux de ce genre là: paladin, assassin, guerrier, archer…. rien de bien innovant non plus. Mais il faut avouer, qu’il est difficile de concevoir autre chose sans s’écarter d’un schéma viable. On retrouvera toujours ces types de personnages dans les jeux, ceux-ci formant une sorte de base technique.

 

SUR LE GAMEPLAY :

 

Premier choc, et oui, je dis bien choc. Arrivé sur l’écran du menu principal, ça annonce déjà la couleur. On note la présence d’un raccourci spécifique aux manettes. N’étant pas impliqué dans la guerre sempiternelle entre les Pcistes et les consoleux, ce petit bouton rouge n’est pas de bonne augure. Quand on développe un jeu PC, ce n’est pas la même que pour un jeu console. Et lorsqu’on voit ce genre de petites icônes apparaître, on peut se dire que cette règle fondamentale n’est sans doute pas respectée à la lettre.

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Et cela ne trompe pas. Les déplacements se font au clavier à la façon d’un jeu traditionnel, ce qui est déjà une rupture avec la tradition du hack & slash en soi. Pour ce qui est du ciblage, c’est un peu chaotique et imprécis. Vous remarquerez que lorsque certains ennemis arrivent au corps à corps, il devient difficile de choisir exactement celui que vous voulez tuer en premier. Et sur un hack & slash, cela peut vite devenir fatal. On notera également que du côté de l’archer ou du mage, le jeu est rendu difficile par l’environnement. D’une part votre personnage s’arrête pour tirer, ce qui en somme n’est pas si choquant que cela, mais d’autre part les zones sont très étroites empêchant d’user d’une grande mobilité. Personnellement, vue la configuration et l’étroitesse des couloirs, j’aurai plutôt opté pour une classe à distance pouvant faire du dégâts sans perdre sa mobilité. Enfin, ce n’est que mon avis.

Pour ce qui est des compétences, le tout reste très basique. Quelques compétences actives, quelques unes passives. Vous verrez, rien de bien exceptionnel non plus.

Du reste, un système de projection est intégré, vous permettant de saisir vos adversaires les moins volumineux et de les lancer, ou bien de les frapper avant de les lancer, aux choix. On notera aussi l’utilisation du clic droit par défaut, qu’il faudra maintenir ou non suivant les ennemis, permettant d’interrompre certains sorts qui pourraient vous faire très mal.

Au final, le gameplay reste à mon avis correct, bien que certains points seraient à revoir.

 

SUR LES GRAPHISMES ET L’AMBIANCE SONORE :

 

Côté graphismes, c’est un cocktail surprenant qui nous est offert. Un côté sucré concernant les décors, un côté salé concernant les personnages.2014-08-02_00002

Pour ce qui est des décors, ils sont plutôt propres sans pour autant être exceptionnels. Les effets d’eau sont agréables, les effets de sorts un peu moins mais passons. L’aspect le plus radicalement changeant, est l’arrivée du style “cartoon”. Pour ma part, je ne supporte plus de voir des jeux dans ce style là, qui inondent le marché et qui font la bonne excuse aux développeurs pour ne pas avoir à dépenser beaucoup pour créer un jeu qui révèlerait le potentiel de nos belles machines. Bref, moi je n’aime pas, peut être aimerez vous.

Quant aux personnages, c’est une autre affaire. Bien entendu, ils ont eux aussi subi un lifting façon cartoon. Ils restent visuellement en décalage par rapport aux décors et autres ennemis. Que celui qui ose me dire que la tenue de l’assassin, qui ressemble à un pyjama trop serré et mal repassé, a de l’allure, et je lui offrirai un magnifique t-shirt à l’effigie de ce dernier. Brouillon et insipide, sont les mots qui me viennent à l’esprit quand au design des personnages. On perd de ce côté violent, ténébreux et sanguinaire des précédents opus. Un peu comme si le jeu, s’était orienté vers un public bien plus jeune que l’adolescence.2014-08-05_00002

Mais je dois dire, que la chose la plus surprenante, et pas forcément dans le bon sens du terme, doit être l’ambiance sonore. Je m’explique: les voix ne sont pas forcément mauvaises en soi, mais les scripts eux un peu plus. De mauvaise blague en mauvaise blague, le tout saupoudré de jeux de mots lourds voire bambins, les personnages n’arrêtent PAS de parler. Et quand je dis “pas”, ce n’est que peu dire. On est proches du harcèlement moral tout au long de la partie.

A votre convenance, vous en jugerez par vous même mais je suis certain de ne pas être très loin de la vérité.

 

SUR LE CONTENU :

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Là, on sort encore une fois des clous. Le principal attrait d’un hack & slash en général, c’est de permettre au joueur de collecter un équipement qui lui sera propre, et qu’il aura eu la chance ou pas de trouver au cours de ses virées sanglantes. Dans Sacred 3, c’est différent. Tout d’abord, une seule armure que vous pourrez améliorer au fur et à mesure de votre montée en niveau. Ses statistiques sont uniques à chaque classe. Inutile de vous, que côté visuel et optimisation, c’est très limité. Pour ce qui est des armes, vous en débloquerez de nouvelles au fur et à mesure de l’aventure, mais là aussi c’est très limité. Chaque arme dispose de ses effets particuliers, qui s’amélioreront au fur et à mesure que votre personnage progressera.

Pour accompagner tout cela, vous découvrirez au cours de vos explorations linéaires des esprits. Des esprits? Hein? Et bien ces esprits sont en quelque sorte un passif supplémentaire accordé à votre personnage. Par exemple, l’esprit du vampire vous permettra de vous2014-08-01_00001 régénérer à chaque coup porté. Celui du mage, vous permettra de lancer des chaînes d’éclairs aléatoirement et de la même manière. Une idée originale mais qui au final dans son exploitation se révèle être également très limitée.

Le système de jeu quant à lui est très simple. Vous vous retrouvez sur une carte avec différents chemins indiqués. Pour progresser sur la carte, il faudra terminer les stages se trouvant avant votre objectif. Ce qui accentue selon moi un peu plus l’aspect très linéaire et cloitré du jeu. Pas de véritable exploration, uniquement du couloir et ce après avoir fait un choix sur une carte elle aussi aux allures de couloir.

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Dernier détail, vous aurez accès à un petit magasin durant les temps de préparation au combat, qui vous permettra d’acheter quelques activables. Là aussi, potion de soin, de protection, talismans et autres pacotilles peu nombreuses et au final sans grand intérêt. Vous pourez terminer le jeu sans utiliser une seule potion pour peu que vous soyez rôdé à ce type de jeux.

Au final, la synthèse du contenu est quelque peu mitigée. Lorsqu’on lance un hack & slash, on s’attend tout de même à pouvoir modeler les statistiques de son personnage, à tuer des boss farouches ou à se promener sur de vastes cartes à la recherche de coffres et autres. Là, ce n’est vraiment pas le cas, on se sent plus à être un bovin filant dans un couloir d’abattoir.

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SUR LE MULTIJOUEUR :

 

Pas grand chose à développer sur ce point là. Le jeu est très classique. Vous choisissez une mission, ce qui ouvre un salon où accueillir des joueurs anonymes en partie publique, ou vos amis en partie privée. Hormis une petite hausse de la difficulté à peine sensible, rien de bien mieux que la partie solo.

 

EN CONCLUSION :

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Pour ma part, ayant beaucoup joué au premier et deuxième du nom, le titre Sacred 3 est très décevant. Ce n’est même plus vraiment Sacred à mes yeux, mais plutôt un jeu conçu par des débutants en la matière, sans grand intérêt et sans réelle durée de vie. A titre d’exemple, pour finir le mode solo en normal environ six heures sont suffisantes. On est loin du palmarès des anciens opus, pas vrai? Bref, si on fait le point, la balance penche plutôt vers le navet que la carotte. Certains y trouveront peut être leur bonheur, certainement un public très jeune et très néophyte en terme de hack & slash. Pour les joueurs plus “hardcore”, il vaudrait mieux passer votre chemin vous seriez douloureusement déçus.

À propos du rédacteur
Silenar

Rédacteur à la Retraite

Processeur : Intel Core i7 950 @3.07GHZ Oc
Carte Mère : Gigabyte X58A-UD5 OcHz
Carte Graphique : Gigabyte GTX 780 Lightning OC Black Edition
RAM : 3*6 Go Corsair DDR3 Platinum Pro